Les images sont ici envisagées comme des espaces à habiter. Pliées, courbées ou déployées dans l’espace, elles quittent leur statut de surface pour devenir des formes fragiles, à la frontière entre l’image, l’objet et l’architecture. Elles dessinent des refuges provisoires, des abris précaires où le regard peut circuler et se déposer.
Abri(s) 01, 2020, photographie argentique noir et blanc.Abri 01, 2020, tirage pigmentaire contrecollé sur châssis bois, 163,5 × 109,5 × 5 cm.Abri(s) 02, 2020, photographie argentique noir et blanc.Abri 02, 2021, tirage pigmentaire contrecollé sur aluminium plié, 178,5 × 95 × 0,5 cm.Abri(s) 03, 2020, photographie argentique noir et blanc.Abri 03, 2021, tirage pigmentaire contrecollé sur dibond courbé, 83 × 100 × 0,3 cm.
Les images s’accumulent, circulent et persistent. Cette série interroge ce qu’elles déposent en nous et ce que nous continuons à porter d’elles. En les déployant dans l’espace, j’explore leur présence matérielle autant que leur charge affective, comme une tentative de remettre en mouvement ce qui menace parfois de figer.
Le poids des images, 2024, installation, 154 impressions offset sur papier recyclé 80 g, 235 × 580 cm, dimensions variables.Le poids des images, 2024, installation, 154 impressions offset sur papier recyclé 80 g, 235 × 580 cm, dimensions variables.Le poids des images, 2024, installation suspendue, impression découpée en bandes, environ 250 × 300 cm, dimensions variables.Les strates, 2024, triptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré, images superposées, 70 × 60 cm.
Vidéo d’installation, restitution de résidence au Couvent Belle de Mai, 2024.
Cette série rassemble des images traversées par des questions de mémoire, de transmission et de vulnérabilité. Les corps y apparaissent dans des états de retenue, de déséquilibre ou de suspension. J’y explore la manière dont certaines expériences continuent d’habiter les gestes et les formes, ainsi que les tentatives de résistance, de protection ou de transformation qui leur répondent.
Le geste du silence, 2025, diptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré, 70 × 60 cm (chaque élément).Effractée, 2026, triptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré avec marie-louise, 40 × 30 cm, fenêtre 7 × 3 cm.Effractée, 2026, triptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré avec marie-louise, 40 × 30 cm, fenêtre 7 × 3 cm.Effractée, 2026, triptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré avec marie-louise, 40 × 30 cm, fenêtre 7 × 3 cm.Effractée, 2026, triptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré avec marie-louise, 40 × 30 cm, fenêtre 7 × 3 cm.Variations d’une chute, 2023, triptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré, 60 × 49,5 cm.Les murmures, 2024, diptyque photographique, tirages pigmentaires, encadré, 20 × 30 cm.
Ces œuvres s’intéressent aux moments où la perception vacille. Le regard s’y déplace, se dédouble ou se réoriente, faisant émerger d’autres manières d’habiter l’espace. Entre vertige, respiration et déplacement, elles explorent les formes d’attention qui permettent de tenir lorsque les repères deviennent incertains.
Extrait, Vertigo, 2020, vidéo HD couleur silencieuse, 15 min, boucle.Vertigo, 2020, vidéo HD couleur silencieuse, 15 min, boucle, vidéoprojection murale.Extrait, Pulsations, 2020, vidéo HD couleur, silencieuse, 15 min, boucle.Pulsations, 2020, vidéo HD couleur, silencieuse, 15 min, boucle, installation vidéo sur écran cathodique. Autoportrait (lunettes à prisme), 2021Autoportrait (lunettes à prisme), 2021, photographie, tirage pigmentaire, encadré avec marie-louise, 40 x 30cm, fenêtre 6 × 7 cm.
Reconstituer le souvenir d’il y a longtemps. Comment on peut regarder ou ne pas regarder. Essayer de filmer l’éblouissement sur les yeux fermés. Il ne faudrait pas filmer l’expérience, il faudrait que l’on puisse regarder la vidéo en ayant les yeux fermés afin de vivre cette expérience du soleil qui pulse sur les paupières, œils fermés, quand la voiture roule très vite. Imaginer un très grand écran lumineux qui imite les variations du soleil, dans une pièce au noir. On regarderait la pièce les yeux fermés.
Variations du soleil sur tes paupières, 2022, vidéo HD couleur, 49 secondes, boucle, silencieux.Vue d’installation 2022, Vidéoprojection couleur dans une pièce noire.Vue d’installation 2022, Vidéoprojection couleur dans une pièce noire.Vue d’installation 2022, Vidéoprojection couleur dans une pièce noire.
Quatre images fixes, quatre paysages en mouvement, qui bougent sous l’effet du vent. Avec un cadre immobile, ces vidéos montrent le vent à l’œuvre.
Effets de vent, vue d’installation, 2025, installation vidéo, quatre vidéoprojections couleur, dimensions variables.Extrait, Je suis la mer immense, 2019, vidéo couleur HD , 15 min, en boucle, silencieux.Extrait, DUST, 2018, vidéo couleur HD, 12 secondes, en boucle, silencieux.Extrait, Vertigo , vidéo couleur HD, 13 minutes, en boucle, silencieux. Extrait, Effet de vent, vidéo couleur HD, 15 minutes, en boucle, silencieux.
Ci-dessous un extrait de la pièce chorégraphique Surfaces sensibles (environ 10 min), sur une ambiance sonore réalisée par Quentin Rouah. Dans une pièce noire, quatre performeuses, quatre écrans, quatre films. Ces derniers déclinent les effets du vent en temporalité réelle ou altérée. Les mouvements observés à l’image se répercutent dans les corps, comme une mise en abyme où les frontières entre projection et présence deviennent poreuses.
Surfaces sensibles, 2023 Extrait vidéo HD couleur, 3 min 20, création sonore de Quentin Rouah.
Cette série explore les liens entre contemplation, immobilité et durée. Inspirées par des formes d’attention proches de la méditation, ces œuvres interrogent ce qui advient lorsque le regard demeure face à une image, un objet ou un espace. Elles s’intéressent à la manière dont le temps transforme progressivement notre perception.
1 h 48 en 1 min 48, 2024, vidéo HD couleur silencieuse, 1 min 48, silencieux. 1 h 48 en 1 min 48, 2024, vidéo HD couleur silencieuse, 15 min, boucle, vidéoprojection murale.Résonances, 2017, vidéo HD couleur silencieuse, 2 min 54.
Résonance 2017, vidéo HD couleur silencieuse, 2 min 54, vidéoprojection murale.
Ces œuvres explorent ce qui persiste à travers la répétition. Les gestes et les mouvements s’y prolongent, se rejouent ou se transforment, faisant apparaître des écarts, des résonances et de nouvelles manières d’habiter le temps.
Extrait, Tout mouvement est survie, 2019, vidéo HD couleur silencieuse, 10 min 09, boucle.Tout mouvement est survie, 2029, vidéo HD couleur silencieuse, 10 min 09, boucle, vidéoprojection murale.Epilogue, 2014, vidéo HD couleur silencieuse, 1 min 06 s, boucle.
Epilogue, 2014, vidéo HD couleur silencieuse, 1 min 06 s, boucle, vidéoprojection murale.
Ces œuvres interrogent la genèse du geste artistique et les conditions d’apparition de l’image. À travers l’empreinte du corps et un rapport direct à la matière photosensible, elles marquent un moment de recherche où il s’agissait de retrouver un point de départ. L’image y apparaît comme une tentative de recommencement, une manière de faire émerger une présence et d’ouvrir un nouveau processus de travail.
Image-cabane, 2018, photographie argentique couleur. Être à sa place, vue d’installation, 2018, Photogrammes et installation photographique.
Photogramme 01, papier photographique argentique noir et blanc, développé au laboratoire. 218 × 77 cm.
Photogramme 02, papier photographique argentique noir et blanc, développé au laboratoire. 218 × 77 cm.
Photogramme 03, papier photographique argentique noir et blanc, développé au laboratoire. 218 × 77 cm.
Tenir le fil, 2018, six images imprimées en risographie, dimensions variables.